Blog béretophile mais parlant essentiellement de la japanim et autres domaine me servant de défouloir.
Il arrive de temps en temps qu'on découvre des œuvres au détour d'une ruelle, dans un forum d'alcooliques ou dans les pages d'un magazine et qui arrive à susciter notre intérêt par un synopsis
intriguant, un chara-design qui tape dans l’œil, un nom connu, des pantsu, j'en passe et des meilleurs. Pour moi Bungaku Shoujo (La fille littéraire) fut de ceux la.
Malheureusement qui dit découverte dit parfois déception et Bungaku Shoujo fut également de celles-ci.
Bungaku Shoujo, qu'est-ce ? Une série de Light Novel de Mizuki Nomura adapté par la suite en manga et par le film et ses OAV dont il sera question dans ce billet. Bref que du
très classique. Ce qui l'est moins c'est son personnage central : Amano Touko qui a la particularité de pouvoir se nourrir, au sens propre, de pages de livres, manuscrits, tout ce qui peut
contenir un texte qu'elle recrachera ensuite sous forme de métaphore gastronomique tout en paraissant en pleine extase.
Amano Touko par Takeoka Miho
"Ma came c'est les feuilles... de papier"
Personnage doublé par Kana Hanazawa (Nadeko, Mato Kuroi/BRS) ce qui donne un petit coté juvénile et insouciant au personnage, une voix qu'on pourrait qualifié de "mignonne". Avec un design de
jeune fille un peu frêle on obtient donc quelque chose de choupi et extravageant.
Tout cela nous est montré dans les 17 min de l'épisode promo Bungaku Shoujo: Kyou no Oyatsu – Hatsukoi. Un bon petit amuse-gueule bien symapthique qui a surtout pour but de nous faire
saliver pour le gros morceau à venir, le film.
Ensuite viennent 3 OAV Bungaku Shoujo : Memoire, chacune dévellopant le passé des 3 filles tournant autour (harem) de l'autre personnage principal : Inoue Konoha. La par contre, rien de
bien folichon. Si l'épisode centré sur Amano nous renseigne sur son passé, une petite explication de sa condition et de son envie de rencontrer Inoue, grand gagnant d'un concours de littérature
se révele assez interessant le second nous présente l'amie d'enfance de ce pauvre jeune homme, un être extremment antipathique, cruel et égoïste qui à eu une enfance trop trop triste. Si vous
avez pas eu immédiatement envie de tirer une balle dans le cerveau bien vide de ce démon c'est que vous êtes trop bon... et que vous aurez possiblement la possibilité d’apprécier le film.
L'épisode 3, quant à lui, nous narre les non-exploits d'une Tsundere à deux centimes d'euros cherchant à déclarer sa flamme à cette coqueluche de Inoue alors qu'elle perd elle-même tout ses
moyens une fois en face de lui. Un personnage plat pour un épisode creux. Bref, oubions ces OAV en demi-teinte et passons enfin au plat principal.
Stop ! Oui, là vous avez compris "Si 2 des 3 filles des OAV sont absolument ininteressantes c'est que ça présage de trés mauvaise choses pour la suite des événements, non ?". Possible, il est
absolument vrai que j'aurais du me tenir sur mes gardes mais j'avais surement succombé à la personnalité enjoué de Amano Touko et j'avais le fol espoir de croire que le film serait centré sur
elle.
"Hahahaha, mon con et bien tu vas vite déchanté !" hurla ma conscience.
La Pute, la Muse et l'Abruti
Oui parce que en fait l’œuvre à beau s'appeler Bungaku Shoujo, ce qui désigne bien Amano Touko, et de laisser croire que cette dernière sera l'un des personnage principaux il s'avère que
dans le film c'est loin d'être le cas. Non seulement Amano Touko n'occupe pas la place centrale mais l'intrigue se concentrera sur la grosse pouffe du 2ème OAV. Joie.
A partir de ce moment la j'ai envie de dire que le film ne vaut plus grand chose. Les histoires entre l'amie d'enfance d'Inoue et de ce dernier sont d'une immaturité hallucinante tant l'un des
partis semble ne pas avoir assimilé des règles de base du comportement humain et que l'autre est un gros soumis prêt à se plier aux moindres caprices scandaleux d'égoïsme de la première. Le tout
est complété par une petite galerie de personnages formidablement inutile à l'image de la piètre Tsundere du 3ème OAV. Vous allez donc devoir traverser de longs moments parfaitement chiant
où Inoue passera son temps à prendre une mine terrifié avec l'accent bien mis sur sa terreur et le danger d'une situation qu'on ne saisit pas du tout. C'est qu'il est traumatisé ce brave gars.
Puis le reste du film sera consacré à comment apprendre à Miu (la chieuse d'enfance) que ce qu'elle fait c'est pas bien et que à la base c'est un peu elle qui a fait un gros boudin et qu'il va
falloir nettoyer toussa.
Le tout en nous rabâchant un conte pour enfant dont la fin semble se prêter particulièrement à mille interprétations personnelles.
Et Amano dans tout cela, elle devient quoi ? Absente une bonne partie du temps parce que l'auteur a eu la brillante idée de lui coller un examen lors de la période du film elle trouvera quand
même le temps d'être l'investigatrice de quasiment toutes les avancé du scénario. C'est grâce à elle et sa curiosité, légèrement mal placé, que l'histoire va se mettre sur les rails (mais alors
en fait.. c'est elle que je dois frapper ?). C'est elle qui va guider le héros sur les indices qui devront lui faire comprendre comment dénouer le nœud du problème. C'est elle qui va ramener le
héros à la raison quand ce dernier choisira de faire la connerie de sa vie (oui, je vous assure que Inoue est TRÈS con). Et pour finir c'est elle qui emmène tout le monde dans un coin pour
pouvoir faire la conclusion de tout ce merdier et y placer une petit leçon moralisatrice.
Sans excès de fanboyisme, Amano Touko est le seul personnage supportable du film et sans elle le résultat final aurait été bien plus immonde. A la fois initiatrice, guide, conseillère et
moralisatrice, c'est le cœur et la muse du film sans l'être. Le soucis de ce dévouement c'est que le personnage n'a que bien peu de temps à se consacrer à soi-même, en résulte l'impression que
cette dernière a été bridé par le poids de tout ceci et qu'a force de prendre de multiple rôle on ne profite jamais d'elle au meilleur de ses capacités, au zénith de sa personnalité et qu'au
final le personnage semble limite ne pas avoir de personnalité propre. C'est un peu la roue de secours de l'auteur qui l'utilise pour corriger toutes ses erreurs. Lamentable.
Alors après c'est surement moi qui m'attendait à autre chose et n'ai pas su apprécier la tournure que prendrait le film. Est-il la méga bouse que je dénonce ? C'est à vous d'en juger. Après coup
je me demande si je n'aurais pas du voir le film en premier et ensuite voir le reste. Néanmoins les renseignements obtenu dans les OAV sont loin de gâcher la surprise du film et ce dernier me
paraîtrait quand même un peu difficile a comprendre entièrement sans avoir vu l'épisode 2 au préalable.
Au final Bungaku Shoujo m'est quand même une immense déception et on en regard de ce que nous montrait l'épisode promo on a quand même l'impression d'un énorme gâchis du potentiel de la fille
littéraire. J'irais peut être voir le manga et les lights novels un jour mais tout cela a bien entamé ma motivation.
