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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 19:14

 

 

(jeu de mots foireux avec une chanson française, sauras-tu la retrouver ?)

 

Oui, oui, oui, je sais ce que vous allez me dire "c'est seulement maintenant que ça sort ?" alors que j'avais promis une fournée d'article après la rentrée. Et bien... Vous avez rien vu, je vous emmerde. Point. D'ailleurs cette article a été fait en grande partie pour faire croire que je m'occupe encore de ce coin du net (et éviter que Pazu me tape dessus)

J'avais l'intention de faire un giga pavasse qui résumerais ma consommation boulimique d'animé estivale mais vu qu'il me coupait toute envie d'écrire quoi que ce soit je vais donc le couper en petit bout et comme ça j'en profite pour lancer une petite série sur mes longues séances solitaires d'archéologie. Vieux cons élitistes s'abstenir, c'est la vision d'un newbie aux pays des dinosaures, je revendique donc une totale méconnaissance du contexte de l'époque. Excavation dans le temps, prêt, 3...2...1...

Zambot 3, ces larmes de demain...

Invincible Superman Zambot 3 (1977)

 

Que l'on va raccourcir en Zambot 3, est un mecha type "monster of the week" à l'apparence bien banale : une famille de réfugiés extraterrestres venue de la planète jecéplu coule des jours heureux sur notre belle planète bleue jusqu'à ce que les affreux vilains pas beaux (les Gaizoks) qui ont déjà violé leur planète natale viennent foutre le boxon sur leur petit caillou d'adoption. C'est donc l'occasion pour la famille Jin de combattre pour la survie et la vengeance, la veuve et l'orphelin, la justice et la paix à l'aide de leurs supers robots !

Sauf que... la personne derrière est un certain Tomino, personnage illustre de la japanimation qui se fera connaître pour un certain nombre de choses, son Gundam, son surnom et par certaines thématiques qui me semble assez récurrentes vu les œuvres que j'ai pu en voir. Et quand Tomino pond quelque chose il faut rarement s'attendre à des petits oiseaux qui volent au dessus d'une verte prairie au ruisseau riant :

 

Bref, dans Zambot 3 on pense à incorporer toute cette fameuse foule de pnj alors plutôt absente quand on causait de destruction d'environnements urbains, où Tokyo, le Japon, le monde entier pouvaient brûler sans que le moindre morceau de chair ne puisse nous faire apprécier son délicat fumet de barbecue. Et donc forcément, en plus de leur donner une existence physique il fallait aussi que dans son grand amour pour le peuple, Tomino leur donne le micro et dès lors ça y va : cris de douleurs, cris haineux, xénophobie, discours du bouc émissaire. Voila un thème fort à Tomino : les civils sont des sales cons égoïstes et gâtés qu'il faut ramener à la réalité de manière forte. Et pour aider à faire passer la pillule ceux qui pilotent des machines de guerre (et donc victime de l'auto-centrisme des civils) ne pourront espérer être considérés comme des héros et que leur rôle tiendra plus de celui d'un martyr sauveur qui sacrifiera toute son existence pour épargner bien des souffrances à des populations qui s'en battent les couilles. ET. ILS. NE. DEVRONT. RIEN. EXIGER. D'AUTRE. Et apprendre la vie en se faisant cogner si jamais ils venaient à se plaindre.

Et personne n'y trouvera rien à redire.Normal.

Et personne n'y trouvera rien à redire.Normal.

Tout le monde il passe pour le vilain, c'est fantastique, c'est joyeux et tout. Au final les seuls a pas se prendre la tête c'est les extraterrestres archi caricaturaux : ils sont gros, moches, cons, aussi méchants qu'un gosse en pleine crise de sadisme et infiniment ridicules.

Butcher, la non-classe au naturel.

Butcher, la non-classe au naturel.

Je sais pas si c'était voulu mais l'anime m'a semblé assez contrasté, d'un coté il y a tout les éléments du "suber robot classique", le format monster of the week, les combinaisons flashy, les pilotes qui hurlent les attaques, de l'autre une timide apparition de ce qui constituera le "real mecha" avec un environnement vivant (les pnj), les humains qui essayent d'intervenir eux mêmes contre les envahisseurs (l'armée et les politiques, même si au final ça se résume qu'à de très brèves apparitions n'ayant quasiment aucun impact sur le cours des événements), et une situation qui évolue comme par exemple les mouvements de populations civiles qui fuient la guerre. Bref quelques débuts d'éléments qui tendraient vers la narration d'une guerre et non pas d'une succession de combats figée pour l'éternité.

Contraste aussi entre le ton dramatique de la vie Terrienne avec les nombreux massacres de l'affrontement entre le Zambot et ses ennemis, le funeste destin de tout ceux marqués par la croix des bombes humaines et celui plus grotesque et comique des Gaizoks qu'on comparerait a des gosses. Et certaines de leurs répliques semblent se moquer gentiment de l'anime dans lequel ils sont comme par exemple quand the Butcher décide d'envoyer des robots plusieurs fois au cours de l'épisode en violent allégrement la règle du monster of the week "On s'en fiche, c'est le moment des soldes !" (sic). Difficile à dire si c'est juste pour rendre l’ennemi totalement détestable et inhumain ou pour railler les vieux mecha nagaïen (faudrait que j'aille mater son boulot sur Raideen en fait...)

Zambot 3, ces larmes de demain...

Alors vous me direz : quel intérêt à mater cet anime ? La Kulture, évidemment, et je dirais que l'anime semble montrer quelques prémices de ce qui sera plus tard un certain gundam (ou du genre "real" en particulier). C'est aussi un pur produit Tominoesque, un bon potentiel aux thématiques intéressantes entièrement broyées par une délicatesse digne d'un mammouth en rut dont le discours de conclusion fera les frais (dans le genre il vient plusieurs épisodes trop tard et sonne complètement faux et forcé)

Zambot 3 me semble donc un bon aperçu de ce qu'est une œuvre de Tomino et donc un bon anime pour ceux qui veulent connaître ce brave homme à qui l'animation japonaise doit surement beaucoup, pour le meilleur et pour le pire.

Sur ce, je vous laisse, avec une petite preview d'un futur article possible et en espérant qu'il me faudra pas 6 mois pour le pondre lui.

J'oubliais aussi de citer des personnes qui ont pondu quelque chose sur le même anime : Babatus, KIA, même si il dit grosso merdo la même chose que moi (sauf qu'il donne du crédit à la conclusion ? omg, je vais devoir avoir une discussion avec lui)

 

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Publié par ElKaizer - dans Anime Archeologie Mecha
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:18

Il y a une ptite floppée de Kickstarter & autres qui m'interessent ces derniers temps, c'est d'autant plus rageant qu'ils apparaissent dans ce petit intervalle de temps où je n'ai plus une thune sur moi... Bon ben à défaut de pouvoir y participer j'vais en faire une petite promo. En plus d'avoir un égo surdimensionné, un blogeur doit parfois faire preuve d'opportunisme pour faire vivre son blog, une profession en or je vous dit, un peu comme les jounalistes... #trollface

 

Oups, pardon, j'ai peut être oublié de vous dire ce qu'était Kickstarter ? C'est un site de crowdfunding... :)

 

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Pour faire trés simple, crowd ça signifie foule/public et funding c'est le financement => le financement du public. Un projet qui a besoin d'argent pour des raisons diverses peut faire appel à des sites qui confirment sa validité ou non, ce qui lui donne droit à une page où il va être présenté et solliciter le financement de tout un chacun qui se montrer interessé par le produit, financement qui se fait par pallier, chaque pallier donne droit à des avantages ou retributions lors de la sortie du projet.

Si les dons atteignent l'objectif fixé durant la période donnée alors, en théorie, le projet verra le jour et le public aura contribuer à son existence. En cas d'échec tout le monde récuperent son argent.

Alors certes, des personnes font bien d'alerter sur les possibles arnaques du systeme mais il est aussi vrai que certaines oeuvres n'auraient sans doute jamais vu le jour sans, c'est à vous de juger si telle oeuvre mérite d'exister et si vous êtes prêt à faire des investissements.

 

En tout cas ça a financé le prochain projet de Masaaki Yuasa : Kick Heart, donc pour ma part je valide totalement.

 

Et en ce moment, il y en a certains pour qui vous devriez alléger votre porte monnaie :

 

 

Time of Eve

http://www.kickstarter.com/projects/693293489/time-of-eve-the-movie-on-blu-ray

 

 

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Le blue-ray du film du film Time of Eve (Gekijouban Eve no Jikan). Le film regroupe les 6 ONA originelle en y ajoutant un certains nombres de scenes inédites. Je devrais en faire la critique mais pas encore eu le temp, je vous dirige donc vers celle de Kabu.

Dans un futur plus ou moins proche les robots font désormais partie du quotidien et ressemblent en tout point aux humains à l'exception d'une auréole au dessus de leurs têtes.

En inspectant Sammy, son robot domestique, Rikuo Sakisaka découvre un lieu inhabituel le "Time of Eve" un café où des robots, ayant désactivés leur auréole, et des humains se mêlent sans disctinction d'aucune sorte. Rikuo et son ami vont, aprés la stupeur de la découverte, apprendre à redécouvrir les autres en s'interessant davantage aux personnes plutôt qu'à leur nature.

C'est chaleureux, c'est humain, c'est techniquement de bonne facture (avec de la 3D pas dégueulasse ni envahissante) et c'est une valeur sûre pour tout les amateurs de science-fiction et au-delà.

 

A noter que le kickstarter marche du tonnerre et que l'objectif est rempli depuis le premier jour, ce qui n'empêche pas de le financer pour rajouter des possibilités de doublages et autres et pourquoi pas, soyons fous, un projet de film live ! :D (pardon, je suis désolé)

 

 

Santa Company

http://www.anipipo.com/Project/Detail/3

(Sur anipipo, un site de crowdfunding qui a l'air de se spécialiser dans les oeuvres en rapport avec l'animation. J'espere que mon probleme d'inscription est personnel et non pas une erreur malencontreuse du staff)

 

 

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Une OAV de 30min ayant pour theme Noël. Le projet est DEJA réalisé, le financement servira ici pour les sous-titres anglais et en cas de dépassement d'objectif il pourra y avoir d'autres sous-titres, une promotion internationnale voir même un doublage en anglais.

Les chiffres de pallier peuvent faire peur mais rassurez vous : c'est en Yen.

Je connais le réalisateur ni d'Eve ni d'Adam, il était au staff derriere l'oeuvre inachevé de Satoshi Kon visiblement...

Ca à l'air d'etre le genre d'anime innofensif, pour mettre de la bonne humeur dans les chaumieres et le charac design à l'air plutôt "doux" et fait par Hidari (Sasami-san@Ganbaranai, Fractale)

 

 

Une exposition sur Osamu Tezuka

http://fr.ulule.com/expotezuka2014/

 

 

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Osamu Tezuka est un homme qu'on ne présente plus, surnommé "le Dieu du manga", créateur d'un immense repertoire d'oeuvres (Astro Boy (Tetsuwan Atom), Phenix, BlackJack, le Roi Leo, etc) aux themes variés et qui a jeté les bases de l'animation actuelle avec son studio Mushi. Disons le franchement : si Osamu Tezuka n'avait pas existé l'animation actuelle n'existerait peut être pas et vous auriez réussi votre vie en réussisant l'ENA, HEC, random école d'ingénieur et réussi à maitriser la fusion froide.

 

L'exposition réunit pas mal de documents inédits en France et prêtés par Tezuka Productions comme des storyboards, celluloïds, photo, etc.

Commençant à la Maison de la Culture du Japon à Paris, elle voyagera à travers plusieurs villes de France durant le premier semestre 2014.

 

Bref, c'est une chance inespérée d'en apprendre plus sur l'homme et son oeuvre, son style et c'est pas tout les jours que ça va se présenter sous nos yeux.

Pour finir sur une note malheureuse, le financement est actuellement trés mal partie, à peine 3500€ de récoltés sur les 25000€ et il ne reste que 25 jours. Je vous encourage donc à partager l'info pour toucher le plus de gens possibles, c'est encore assez loin d'être joué.

 

Et le petit dernier :

 

Gainax Mag #2 - Yoshiyuki Sadamoto

http://fr.ulule.com/gainax-mag/

 

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Gainax Mag est un magazine entierement dédié au... surprise... Studio Gainax, ce studio obscur et pondeur de merde depuis 1984 comme les Ailes d'Honneamise, Gunbuster (Top wo Nerae), Nadie et le Secrt de l'eau bleue, Evangelion, Gurren Lagann, FLCL, Panty & Stocking with Gaterbelt bref si vous ne les connaissez pas ou n'aimez pas leurs oeuvres ça ne se discute pas : c'est vous qui avez un probleme.

Le numéro 2 que vous devez aider à exister sera centré sur Yoshiyuki Sadamoto, principal charach designer d'une tripotée d'oeuvres du studio et d'autres (les oeuvres de Mamoru Hosoda (Summers wars, La traversée du temps, Ame & Yuki les enfants-loups  en particulier) et qui a un trait totalement orgasmique :

 

 

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Aimer, c'est un ordre !

 

 

Alors à vos porte feuilles et vos clavier, allez me répandre la bonne Nouvelle partout autour de vous !

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Publié par ElKaizer - dans Anime
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 19:31

Tiens, il est pas commun ce design, c'est trés rond, ça me rappele des animes pour enfants. Voyons voir de quoi ça parle : "Il est maintenant possible de stocker la mémoire sous forme de données, ainsi, la mort de votre corps n'est-elle plus vraiment "la mort". Comme la mémoire est stockée dans des banque des données elle peut être transférée dans de nouveaux corps. Un nouveau marché de la mémoire s'est mis en place et il est maintenant possible de la voler et de l'altérer illégalement." Wow wow wow, arrêtons-nous, ça a l'air hyper malsain tout ça, je préfère mater autre chose...

 

Si vous pensez que la personne à l'origine de cette reflexion fait preuve d'une malheureuse étroitesse d'esprit vous gagnez un double bravo, l'un parce que vous avez raison et l'autre pour m'avoir traité d'abruti, ce que je mérite largement. Pour la petite anecdote il me faudra au moins un an pour corriger mon erreur : aprés avoir mater Yojohan Shinwa Taikei (the Tatami Galaxy) réalisé par le même personne derriere Kaiba : Masaaki Yuasa (Mind Game, Kemonozume et l'anime financé par le crownfunding et qu'on attend encore : Kick-Heart)

 

Donc oui, je m'excuse platement ventre à terre et cette article sera je l'espère un moyen d'atténuer la colére du tout puissant Dieu de l'animation.

 

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Alors oui, en principe il y a une image qui revient souvent pour montrer Kaiba mais je trouve que celle-ci fout plus dans l'ambiance (et puis elle est amusante)


*Voix-off* Que sont les souvenirs ? L'âme ? L'esprit ? Ceci est un monde où les souvenirs peuvent être convertis et stockés sous forme de données. Même si le corps meurt, sa mémoire survit et peut être transplantée dans un autre corps. Les mauvais souvenirs peut être effacés, et de bons souvenirs peuvent être téléchargés. Mais c'est quelque chose que seuls les privilégiés peuvent se permettre. Dans ce monde, notre protagoniste Kaiba voyage dans un autre corps et n'a aucun souvenir personnel.

 

 


 

C'est avec cette intro que va commencer la plupart des épisodes de Kaiba, création originale de Masaaki Yuasa et diffusée en 2008, dans cette merveilleuse tradition de la japanim qui permet de grapiller quelques minutes et quelques sousous sur le budget *sarcasme* Pour passer trés vite sur le plot :

 

On suit les aventures d'un dénomé Kaiba, un jeune homme amnésique avec un trou dans la poitrine et un médaillon avec le photo d'une jeune fille comme seule possession. Rapidement contraint de quitter la planéte en raison d'un certain nombre de personnes qui en veulent à son intégrité physique et sa mémoire il va embarquer à bord d'un vaisseau spatial, chaque escale lui en apprenant chaque fois un peu plus sur cet univers déroutant et peut être sur lui-même.

Bref, c'est du  Galaxy Express 999 façon Barbapapa tueuses en série qui violent votre cerveau et une autre partie que se recentrera trop tardivement et trop brusquement sur Kaiba.

 

Parlons direct des thematiques de Kaiba. Avouons-le, le sujet de la mémoire devenu un produit comme un autre, que l'on peut conserver, manipuler, copier et détruire est quelque chose qui a été vu maintes et maintes fois dans le domaine de la science fiction. Surement est-ce lié à l'interrogation sur la spécificité du genre humain et les angoisses que posent la vision d'un consumérisme débridé. Ouais bon okay, vu ma science personnelle je crois qu'on va arreter les dégâts là et éviter de traiter de ce sujet.

Un thème certes peu original mais toujours capable de soulever les tripes de n'importe qui si bien amené et puis parce que finalement c'est quand même la consommation de ce qui est censé nous définir, nous, être humains, plus que notre apparence physique, l'ultime rempart du "moi" qui se ferait violer et désacraliser par le grand capital. STALINE WAS RIGHT !

 

Dans Kaiba, la mémoire est rendu virtuellement immortelle, par conséquent une personne l'est également tant que sa mémoire subsiste et quelque soit le sort que peut subir notre envellope physique. Cette pseudo immortalité est une norme dans cette univers et pour peu que l'on en ait les moyens on peut donc revêtir n'importe quelle forme vu que seule la mémoire importe : vous pouvez vivre dans le corps d'un chien, de votre copine ou dans le service à thé de votre oncle si l'envie vous en prend.

 

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Ca c'est de la société multi-culturelle !

 

L'existence même devient donc une donnée de confort, de richesse, de puissance, elle est un bien valuable puisque suivant vos moyens vous pouvez modifier votre pensée pour en extraire ce qui vous déplait et imaginer que vous consacrez votre existence à coucher avec vos plus beaux fantasmes tout en choississant la forme avec laquelle vous allez les fourrer. Les pauvres peuvent allez crever... ou prostituer ET leur mémoire ET leur corps vu que ça se marchandent sans soucis, aprés tout le corps n'est qu'un jouet, pas vrai ?

 

Et c'est là que je me dis quelque part que ce style graphique n'est peut être pas totalement une lubie de Masaaki Yuasa pour tordre les formes et faire ce qu'il lui plaît. Le style est rond, Tezukien, en fait il fait trés enfantin à mes yeux, d'où d'ailleurs ce malaise avec la cohabitation impossible entre ce thème assez dur et l'innocence apparente de la scène.

Mais justement, est ce qu'un monde d'enfant ne convient-il pas le mieux pour cet anime ? En désacralisant toute intégrité physique comme morale aux personnes, en vivant dans un univers où la mort n'est qu'une notion lointaine (baignant d'une ambiance de totale incompréhension quand elle survient) alors qu'on baigne en plein dedans, finalement les êtres humains finissent dans une espèce d'insouciance généralisée où la seul but de la vie est de se conduire en enfant gaté ou d'en devenir un. Oui, quelque part j'ai cru entrapercevoir des enfants dans ces grand corps tordus, des enfants perdus, coupés d'un certain aspect des réalités.

Le style graphique qui absorbe et étouffe toute l'horreur de votre cri sans écho c'est finalement le réalité observée des habitants croyant naivement que le mort n'est plus qu'une notion abstraite, comme un grand pot de peinture qui gicle.

 

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Oui, c'est de la sur-intérprétation mais j'assume totalement ! D'ailleurs, on pourra rajouter qu'avec la palette de couleur et de contraste que permet ce style on a vraiment l'impression que les espaces pauvres, ternes, froids et sales ressemblent à quelque chose s'approchant de la chiasse (mais artistique bien sûr). Et que l'OST surbute et puis que tout un tas de trucs...

 

Faites-vous mal en vous faisant du bien, mater Kaiba et cette mélancolie. Vous allez aimer être horrifiés.

 

 

 

Cet ending... des frissons, toujours, quelque soit le nombre de fois que j'ai pu le regarder.

 

C'est trés facile de partir un peu n'importe où avec Kaiba, il y a pas mal à dire, tout comme des nombreux OVNI qui croisent dans l'océan de la japanim. J'espere que ça attisera la curisosité chez certains. Au pire faite comme moi : mater the Tatami Galaxy et si vous avez kiffé, ben, revenez sur ce diamant brut. 

Ou alors instaurons la tradition qui est de diriger vers d'autres critiques de l'anime chez des blog plus ou moins vivants : chez Kabu, Shinmanga, la justesse du blog sur l'étude de la culture visuelle moderne  voir carrement un article rétrospectif sur les travaux de Masaaki Yuasa de Jevanni et pour les autres vous aviez qu'à être mieux référencé, flûte.

 

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J'aime bien cette image et je savais pas où la foutre

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Publié par ElKaizer - dans Anime
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 16:16

Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn

 

*lance sort de résurrection sur le blog*

 

C'est relativement efficace.

 

Breeeeef, oui je suis un être perpetuellement tiraillé entre la flemme et la pensée qu'un newbie tel que moi ne devrait pas trop la ramener sur des sujets qu'il maitrise assez mal, du coup j'avais laissé ce blog comme un nouveau né au bord de la route, je suis un père indigne. Mais ça c'était avant. Parfois il y a de ces animes qui vous bottent le cul suffisament fort pour vous convaincre que crier votre amour pour leur existence ne peut qu'être partagé, de gré ou de force, à l'ensemble de l'humanité.

 

Me revoilà donc avec la mission d'engranger suffisament d'amour et d'attention sur ce blog pour qu'il devienne une arme de propagande efficace à la gloire de mes animes fétiches. Et quoi de mieux pour repartir sur des bonnes bases que de parler d'un mythe de la japanimation ?

 

*Bulle spatio temporelle en approche, attachez vos ceintures*

 

Ah, la belle époque où les opening étaient le fruit de voix puissantes et viriles, c'est mieux que des voix de pucelles criardes vous massacrant les tympans. Shingeki no Kyojin, votre argument de malhonneté féminine est invalide.

 

Pour la petite fiche technique Uchuu Senkan Yamato est un anime de 26 épisodes diffusés entre le 6 Octobre 1974 et le 30 Mars 1975, l'URSS existait encore, la gauche n'avait pas encore détruit la France et Eiichiro Oda (One piece) venait au monde, du perfect win en gros. Oeuvre conçu par Yoshinobu Nishizaki et non pas par Leiji Matsumoto (Harlock ou Albator dans nos contrées, Galaxy Express 999) même si ce dernier a eu un grand rôle dans la conception graphique et réalisation de l'anime, à tel point que beaucoup le considére comme le père de l'anime. A coté de ça on a également Noboru Ishiguro (The Super Dimension Fortress Macross, Legend of Galactics Heroes) à la direction et Yoshiyuki Tomino (Papa Gundam) au storyboard pour citer les noms qui m'évoque quelque chose. Et c'est ainsi que pour la première et unique fois de son existence, le super cuirassé Yamato servira enfin à quelque chose même si ça doit être au sein d'une fiction.

 

SYNOPSIS :

En 2199, la Terre se meurt, bombardée d'astéroïdes radioactifs par une race de sagouin nommé Gamilas. L'armée Terrienne s'est prise une grosse branlée et est dans la déroute la plus totale alors qu'au même moment l'humanité apprend qu'elle n'a plus qu'un an à vivre avant de se faire irradier la tronche par les radiations, bref c'est la merde.

Sauf qu'une visiteuse d'une autre galaxie s'écrase (et meurt) sur Terre pour délivrer un message : Starsha, reine d'Iscandar, annonce avoir un décontaminateur pour purger la Terre de ce qui la ronge (non, pas la finance !) à la simple condition que les humains viennent eux-mêmes le chercher. Pour éviter de faire une mauvaise blague, sachant que Iscandar se trouve à 148 000 années lumiére de la Terre, se trouve dans le message le plan d'un moteur permettant de voyager plus vite que la lumiére. Maintenant, l'avenir de l'humanité repose entiérement entre les mains du Yamato restauré et doté dudit moteur. Pourront-ils sauver la Terre à temps et vaincre les obstacles que l'empire Gamilas mettront au travers de sa route ?

 

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Les monstres de plusieurs dizaines de milliers de tonnes d'acier ont la classe quand même... bon pas tous mais celui-ci si.

 

C'est complétement pas la joie si vous aviez pas remarqué et à de rares exceptions prés on va rester baigné dans cette ambiance “énergie du désespoir” avec un couteau contre sur la gorge. Ben ouais, le Yamato pourrait sortir victorieux des nombreux et ardus combats qui parsément son périple il y aura toujours contre lui le pire ennemi de toute chose dans cet univers : le temps. On dit que Yamato est à l'origine d'un boom des animes en raison des nouveaux publics qu'il aurait conquis, cette sous-culture était, avant, d'abord vu comme destiné aux jeunes enfants. Il est sûr en tout cas que l'ambiance ne se prête pas aux péripéties un peu insouciantes d'une sale bande de gamins quant à son contexte je ne puis malheureusement pas le restituer (Yamato étant, pour le moment, la seule oeuvre de l'époque que j'ai vu)


L'humanité est promise à une morte lente et certaine et l'anime a le bon goût de nous rappeler cette triste réalité à chaque fin d'épisode par un fameux compte à rebours : il reste XXX jours avant la fin de l'humanité, ce qui casse légérement toute la bonne humeur qu'aurait pu nous procurer l'épisode par un ton légérement comique et/ou la joie d'une bataille spatial gagnée à un poil de cul.

Ce temps limite n'est pas seulement qu'une vague menace à la fin de chaque épisode, il arrive dans de nombreux épisode que l'équipage en vienne aux mains pour déçider de la marche à suivre qui permettra de gagner un peu de temps sur le planning, rattraper le retard perdu ou tout simplement perdre encore le moins de temps possible. 148 000 années lumiéres c'est long, l'aller retour soit 296 000 a.l. ça l'est encore plus.

 

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Monsieur Dessler ou "Je me marre même quand mon super plan vient de se fait ridiculiser par une bande de primates"


Comme si les contraintes temporelle ne suffisait pas, le Yamato sera la cible durant la totalité de son parcours d'un tas d'escarmouche de l'empire de Gamilas, une race extremment belliqueuse, assez avancée technologiquement, dénuée de scrupules et apparement maître d'une bonne partie de la galaxie et pour qui le Yamato est le dernier rempart que les empêche de rayer l'humanité de l'espace.

Fort d'un armada de vaisseaux en large supériorité numérique, de base planétaire un peu partout et de dispositif anti vaisseaux redoutable, ces ennemis vont donner un gros fil à retordre à l'équipage du Yamato qui frôlera la destruction totale dans une bonne partie de ces affrontements, n'ayant que pour seules ressources un armement dévastateur mais laissant le vaisseau sans défense, le sang froid et l'experience du capitaine Okita, un brin de chance et surtout le culot formidable de son équipage de gros casse-cou.

Il est assez amusant de voir que lorsque c'est pas les ennemis qui mettent le Yamato dans la merde c'est l'équipage qui fonce dedans, forçant de fait une énorme tension au sein de l'épisode et dont il est trés facile de se prendre au jeu et voir son coeur faire des bonds quand une mine spatiale frôle la cuirasse de notre camarade.

Parce que le Yamato est une frêle jeune fille dont il faut prendre soin, diantre, elle est irremplacable contrairement aux humains ! Ca me fait mal rien que de voir ses tôles de blindage se faire détacher, pulvériser, briser quand elle se fait pas littéralement pénétrer par un énorme phallus en forme de spirale (Gurren Lagann, j'ai vu ton origine !)

 

Pour parfaire ce tableau réjouissant il y a le facteur humain à prendre en compte et la propension d'une partie de l'équipage à être totalement pessimiste sur le sort de l'humanité. En même temps vu toutes les difficultés citées plus haut il est bien normal que l'équipage lui-même doute de ses chances de succés et préfereraient vivre leurs derniers jours en compagnie de leurs proches. Cette incertitude sur les chances de réussite, les transmissions vers la Terre peu propices aux bonnes nouvelles et la naturelle envie de rester avec ses proches pour faire face au danger sera la source de pas mal de tensions voir d'actes de folie pour certains.

 

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      "Hahaha, on est pas dans la merde"


Vous l'aurez compris, le voyage ne sera pas de tout repos et il va solliciter toutes les tripes de cette élite de l'humanité ainsi qu'une détermination à toute épreuve. Mais tout cela fait parties d'un test de l'humanité pour savoir si on mérite le décontaminateur, n'est ce pas ? “J'attends de vous, courage, amour et compassion” dixit Starsha d'Iscandar, blablabla, perso j'aurais autorisé un gros gang-bang sur sa personne pour que l'équipage se libérent de sa frustration.

 

Bon maintenant avec nos yeux d'adultes on trouvera surement drôle que la façon qu'on les ennemis de se faire défoncer la gueule de façon improbable, le coté grotesque de Dresseler qui est méchant PARCE QUE (et le bon vieux coup de la trappe pour se débarasser de ses acolytes un peu con :'D tellement années 70), le fait que les gamilas ont changé de couleur d'un épisode à l'autre et tout le coté un peu cheap de l'animation, bien qu'elle reste tout à fait regardable en l'état. L'épisode final faisant office de blague un peu malgré lui, l'anime s'était vu coupé de 13 épisodes pour problemes budgétaire et manque d'audience apparement, il faudra attendre 8 ans avant que ces épisodes oubliés ressurgise sur le petit écran ... (je n'ai pas besoin de préciser que c'est du gros bullshit, mais Macross s'inspirant quand même vachement de Yamato je ne pouvais pas ignorer la blague). L'anime n'est pas non plus dénué d'élement léger et comique comme le robot adepte de sake et pervers à ses heures et puis les gentils ont toujours le dernier mot.

 

 

Yamato reste un anime à l'ambiance assez dramatique, avec un équipage complétement pris à la gorge d'une situation merdique au possible les rendant donc trés vulnérable, humains et crédible, certains luttant même contre des démons intérieurs. Une oeuvre qui se veut sans doute un brin plus mature que le reste de la production de l'époque et qui succitera de nombreuses vocations parmis l'animation japonaise et aussi, SURTOUT, parmis le public qu'elle aura rencontré, les adolescents de l'époque étant maintenant des monstres de la japanimation dont le sadisme envers leurs fans n'est plus à démontrer.

Si les épopée spatiale désespérée et épique sont votre genre, Yamato à toutes les raisons de vous plaire.

Et puis vous pourrez crâner par la suite en voyant toutes les références explicites sur des animes post-Yamato et l'impact qu'il aura sur le reste de la production.

 

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Les deux personnages sont blonds et se présentent systematiquement de la même façon, c'est ptetre un effet de style mais j'ai pas pu m'empêcher :D


Au pire, pour les faibles, il y a Yamato 2199 remake de la série originelle et qui parait-il ne se contente pas de la peaufiner mais aussi de l'étoffer, ce qui en fait sans l'ombre d'un doute l'un des meilleurs animes de SF de ces dernières années.

 

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Ah ouais ! C'est beaucoup mieux comme ça :3 Je vais les mater de ce pas.

 

Sur cette trés courte review, je vous laisse, j'espère vous avoir donné envie de le mater et si non, peut être que d'autres le feront à ma place. Vous pouvez toujours taper sur le navet pour le forcer à écrire un article de 6000 pages dessus, l'individu étant totalement fan de l'anime et de ses nombreuses suites.

 

*Retourne glander dans sa grotte*

 

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Publié par ElKaizer - dans Anime
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:24

Il arrive de temps en temps qu'on découvre des œuvres au détour d'une ruelle, dans un forum d'alcooliques ou dans les pages d'un magazine et qui arrive à susciter notre intérêt par un synopsis intriguant, un chara-design qui tape dans l’œil, un nom connu, des pantsu, j'en passe et des meilleurs. Pour moi Bungaku Shoujo (La fille littéraire) fut de ceux la. Malheureusement qui dit découverte dit parfois déception et Bungaku Shoujo fut également de celles-ci.

Bungaku Shoujo, qu'est-ce ? Une série de Light Novel de Mizuki Nomura adapté par la suite en manga et par le film et ses OAV dont il sera question dans ce billet. Bref que du très classique. Ce qui l'est moins c'est son personnage central : Amano Touko qui a la particularité de pouvoir se nourrir, au sens propre, de pages de livres, manuscrits, tout ce qui peut contenir un texte qu'elle recrachera ensuite sous forme de métaphore gastronomique tout en paraissant en pleine extase.

 

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Amano Touko par Takeoka Miho

"Ma came c'est les feuilles... de papier"

 

 

Personnage doublé par Kana Hanazawa (Nadeko, Mato Kuroi/BRS) ce qui donne un petit coté juvénile et insouciant au personnage, une voix qu'on pourrait qualifié de "mignonne". Avec un design de jeune fille un peu frêle on obtient donc quelque chose de choupi et extravageant.

Tout cela nous est montré dans les 17 min de l'épisode promo Bungaku Shoujo: Kyou no Oyatsu – Hatsukoi. Un bon petit amuse-gueule bien symapthique qui a surtout pour but de nous faire saliver pour le gros morceau à venir, le film.

Ensuite viennent 3 OAV Bungaku Shoujo : Memoire, chacune dévellopant le passé des 3 filles tournant autour (harem) de l'autre personnage principal : Inoue Konoha. La par contre, rien de bien folichon. Si l'épisode centré sur Amano nous renseigne sur son passé, une petite explication de sa condition et de son envie de rencontrer Inoue, grand gagnant d'un concours de littérature se révele assez interessant le second nous présente l'amie d'enfance de ce pauvre jeune homme, un être extremment antipathique, cruel et égoïste qui à eu une enfance trop trop triste. Si vous avez pas eu immédiatement envie de tirer une balle dans le cerveau bien vide de ce démon c'est que vous êtes trop bon... et que vous aurez possiblement la possibilité d’apprécier le film.  L'épisode 3, quant à lui, nous narre les non-exploits d'une Tsundere à deux centimes d'euros cherchant à déclarer sa flamme à cette coqueluche de Inoue alors qu'elle perd elle-même tout ses moyens une fois en face de lui. Un personnage plat pour un épisode creux. Bref, oubions ces OAV en demi-teinte et passons enfin au plat principal.

Stop ! Oui, là vous avez compris "Si 2 des 3 filles des OAV sont absolument ininteressantes c'est que ça présage de trés mauvaise choses pour la suite des événements, non ?". Possible, il est absolument vrai que j'aurais du me tenir sur mes gardes mais j'avais surement succombé à la personnalité enjoué de Amano Touko et j'avais le fol espoir de croire que le film serait centré sur elle.

"Hahahaha, mon con et bien tu vas vite déchanté !" hurla ma conscience.

 

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La Pute, la Muse et l'Abruti

 

 

Oui parce que en fait l’œuvre à beau s'appeler Bungaku Shoujo, ce qui désigne bien Amano Touko, et de laisser croire que cette dernière sera l'un des personnage principaux il s'avère que dans le film c'est loin d'être le cas. Non seulement Amano Touko n'occupe pas la place centrale mais l'intrigue se concentrera sur la grosse pouffe du 2ème OAV. Joie.

A partir de ce moment la j'ai envie de dire que le film ne vaut plus grand chose. Les histoires entre l'amie d'enfance d'Inoue et de ce dernier sont d'une immaturité hallucinante tant l'un des partis semble ne pas avoir assimilé des règles de base du comportement humain et que l'autre est un gros soumis prêt à se plier aux moindres caprices scandaleux d'égoïsme de la première. Le tout est complété par une petite galerie de personnages formidablement inutile à l'image de la piètre Tsundere  du 3ème OAV. Vous allez donc devoir traverser de longs moments parfaitement chiant où Inoue passera son temps à prendre une mine terrifié avec l'accent bien mis sur sa terreur et le danger d'une situation qu'on ne saisit pas du tout. C'est qu'il est traumatisé ce brave gars. Puis le reste du film sera consacré à comment apprendre à Miu (la chieuse d'enfance) que ce qu'elle fait c'est pas bien et que à la base c'est un peu elle qui a fait un gros boudin et qu'il va falloir nettoyer toussa.

Le tout en nous rabâchant un conte pour enfant dont la fin semble se prêter particulièrement à mille interprétations personnelles.

Et Amano dans tout cela, elle devient quoi ? Absente une bonne partie du temps parce que l'auteur a eu la brillante idée de lui coller un examen lors de la période du film elle trouvera quand même le temps d'être l'investigatrice de quasiment toutes les avancé du scénario. C'est grâce à elle et sa curiosité, légèrement mal placé, que l'histoire va se mettre sur les rails (mais alors en fait.. c'est elle que je dois frapper ?). C'est elle qui va guider le héros sur les indices qui devront lui faire comprendre comment dénouer le nœud du problème. C'est elle qui va ramener le héros à la raison quand ce dernier choisira de faire la connerie de sa vie (oui, je vous assure que Inoue est TRÈS con). Et pour finir c'est elle qui emmène tout le monde dans un coin pour pouvoir faire la conclusion de tout ce merdier et y placer une petit leçon moralisatrice.

Sans excès de fanboyisme, Amano Touko est le seul personnage supportable du film et sans elle le résultat final aurait été bien plus immonde. A la fois initiatrice, guide, conseillère et moralisatrice, c'est le cœur et la muse du film sans l'être. Le soucis de ce dévouement c'est que le personnage n'a que bien peu de temps à se consacrer à soi-même, en résulte l'impression que cette dernière a été bridé par le poids de tout ceci et qu'a force de prendre de multiple rôle on ne profite jamais d'elle au meilleur de ses capacités, au zénith de sa personnalité et qu'au final le personnage semble limite ne pas avoir de personnalité propre. C'est un peu la roue de secours de l'auteur qui l'utilise pour corriger toutes ses erreurs. Lamentable.

Alors après c'est surement moi qui m'attendait à autre chose et n'ai pas su apprécier la tournure que prendrait le film. Est-il la méga bouse que je dénonce ? C'est à vous d'en juger. Après coup je me demande si je n'aurais pas du voir le film en premier et ensuite voir le reste. Néanmoins les renseignements obtenu dans les OAV sont loin de gâcher la surprise du film et ce dernier me paraîtrait quand même un peu difficile a comprendre entièrement sans avoir vu l'épisode 2 au préalable.

Au final Bungaku Shoujo m'est quand même une immense déception et on en regard de ce que nous montrait l'épisode promo on a quand même l'impression d'un énorme gâchis du potentiel de la fille littéraire. J'irais peut être voir le manga et les lights novels un jour mais tout cela a bien entamé ma motivation.

 

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